Emile Ouosso Ministre parle du développement routier en Afrique

L’unité d’une nation ou d’un peuple est possible par le développement de ses infrastructures routières et ferroviaires. Comme le souligne Emile Ouosso Ministre au Congo, différents chefs d’États du continent ont mis l’accent sur la construction des routes et autres voies terrestres.

Le développement routier : facteur d’échange intra-africain

“Avec le développement routier, les échanges entre les peuples africains deviennent de plus en plus faciles” souligne Emile Ouosso Ministre. Les États peuvent collaborer, coopérer dans le but de développer leurs pays et par conséquent le continent Africain. À cet effet, plusieurs projets sont mis en place et exécutés par les gouvernements africains afin de faciliter les échanges de biens et marchandises. Ainsi, les commerçants, opérateurs économiques de la sous-région Afrique Centrale et ceux de l’Afrique de l’Ouest peuvent facilement échanger leurs produits. Ces échanges commerciaux développent le continent et constituent une richesse pour le peuple africain.

La ZLECA ou ZLEC, une initiative pour les échanges inter-africains

Par ZLECA ou ZLEC, on entend une Zone de libre-échange continentale africaine. C’est une initiative prise par les États africains dans l’objectif de renforcer les échanges intra-africains. “Elle a été signifiée par tous les 54 pays d’Afrique mais ratifiée par 49″ explique Emile Ouosso. Cet accord de libre-échange favorisera également l’intégration régionale du continent Africain. Le projet est élaboré dans le souci d’intégrer tous les pays membres de l’Union Africaine dans une Zone de libre-échange. Il regroupe à cet effet la zone tripartite de libre-échange.

C’est dans cette optique que la route Lagos (Nigeria) – Accra (Ghana). Elle permet de faciliter le transport des commerçants et marchandises au sein de la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest). La route Koufra (Sud de la Lybie) construite en 1998 favorise également les échanges commerciaux entre le Tchad et la Lybie.

Par ailleurs, l’infrastructure routière rend également possible les échanges des biens dans la Sous-région CEMAC (Communauté Économique de l’Afrique Centrale). L’itinéraire régional Cameroun-Tchad (l’axe Ngaoundéré-Moundou), les routes reliant le Cameroun au Gabon, au Nigeria, à la République centrafricaine ou à la Guinée Équatoriale stimulent ainsi les échanges intra-CEMAC.

À travers ces infrastructures routières, les échanges commerciaux entre opérateurs économiques se font de manière aisée.

Le développement routier : facteur d’unité africaine selon Emile Ouosso Ministre

“Le développement routier contribue énormément à l’unité des peuples africains” souligne Emile Ouosso. En effet, à travers les routes, les Africains se déplacent aisément d’un pays à un autre, ce qui facilite l’intégration dans le continentPar voie terrestre, vous pouvez vous déplacer de la Gambie au Congo ou du Maroc pour l’Algérie par exemple. Ainsi, il est facile de rendre visite à des proches vivant dans des pays voisins ou éloignés par le biais des différentes routes. De cette manière, les peuples africains se rapprochent davantage, se connaissent mieux et nouent de nouveaux partenariats économiques.

En plus de ces partenariats économiques, des coopérations culturelles et des unions entre Africains sont célébrées au quotidien. Ceci permet ainsi de renforcer l’Union Africaine et de laisser un patrimoine culturel aux générations futures.

“De ce fait, l’Union Africaine et les échanges intra-africains sont renforcés par le développement routier” dit Emile Ouosso Ministre. Les initiatives et projets de construction routière élaborés par les États africains sont à apprécier et à encourager.